Rien qu'hier, alors que j'étais derrière le volant d'une Ferrari rouge
- 1st faggot : "nari wncheddek"
- 2nd faggot : "n3eddek ana n3eddek"
Et là, j'ai commencé à observer les expressions faciales de la demoiselle, le mouvement de ses sourcils, son regard, des expressions qui dégageait un dégoût extrême, un mélange de rage et de peur, d'injustice aussi. De l'autre coté, les garçons avaient un éclat dans les yeux, un éclat de force, de présence, mais surtout de doute. Je ne suis pas sûr mais j'ai l'impression que, s'ils étaient pas en groupe, ils n'auraient pas osé cet acte, cette attaque, tout comme une meute de chiens sauvages..
Ce qui est encore plus malheureux, c'est cette peur que notre société a fait grandir en nous, cette peur de s'exprimer clairement lorsqu'il s'agit de nos sentiment, cette peur de l'amour. Cette anomalie ne s'arrête pas là, encore plus, on se permet d'attaquer l'amour, de justifier la haine.
Un mari aime sa femme ? "sa7ralih".
Une maman aime son enfant ? "lefchouch".
Un ami aime son ami ? "fihom le3ba".
On a tous entendu ce "trejel a sahbi", "ta7 fiha'', "wakl 3liha jwanet"..
Une société qui trouve plus supportable la vue d'un homme qui drague une femme que celle d'un homme qui aime une femme est une société malade. Le médicament à prendre, sans modération, c'est l'amour.
